CRIF - Centre régional intégré de formation -

Les lectures d’automne du CRIF

Les lectures d’automne du CRIF
Le 8 septembre, c’est la journée internationale de l’alphabétisation. La direction invite donc le personnel et les élèves du CRIF à participer aux différentes activités réunies sous l’appellation “L’Automne de l’Alpha” qui, pour son 15e anniversaire, a décidé de faire peau neuve et s’appellera maintenant “Les lectures d’automne du CRIF”.Nous vous invitons également à vous inscrire à la page Facebook “Je lis 15 minutes pour l’alphabétisation”.

L’analphabétisme, bombe à retardement

L’analphabétisme n’est pas une réalité strictement réservée aux pays en voie de développement. La Fondation pour l’alphabétisation évalue qu’environ 19% des Québécois sont analphabètes complets. Mais saviez-vous que ce sont 49 % des Québécois qui ont des difficultés de lecture, qui cherchent à éviter les situations où ils ont à lire et, lorsqu’ils parviennent à décoder une phrase, qui n’en saisissent pas le sens? On les qualifie d’analphabètes fonctionnels, des adultes qui ont eu la chance d’aller à l’école, mais dont le niveau de lecture et d’écriture est très faible, et qui le plus souvent, lisent par obligation.

La lecture est omniprésente et lire, ce n’est pas que décoder des symboles. C’est comprendre, apprendre, s’informer, se divertir et réinvestir ses lectures dans son quotidien. C’est aussi lire « entre les lignes », c’est-à-dire tenir compte de l’information qui n’est pas dite mot pour mot dans un texte, faire des inférences. La grande majorité des apprentissages scolaires passent par la lecture.alpha - journal

Apprendre à lire est un défi de société!

Le commun des mortels croit qu’il suffit de lire et que la compréhension et l’acquisition de vocabulaire iront de soi. Mais certains individus éprouvent des difficultés à associer rapidement le son au symbole de la lettre, et consacrent donc tellement d’énergie à la tâche qu’ils oublient au fur et à mesure ce qu’ils viennent de lire. Si en plus, leur vocabulaire est peu étendu, ils ne pourront pas anticiper les mots ou se corriger. La tâche sera ardue. Après quelques années, même après avoir augmenté la vitesse de décodage, ils éprouveront peu de plaisir à lire et auront des difficultés importantes à comprendre les textes, faute d’avoir développé des stratégies de lecture efficaces. Le résultat? Des individus en moins bonne santé, moins éduqués, qui ont plus de difficultés à trouver un emploi stimulant et qui ne peuvent suivre la cadence dans une société où les exigences de la vie quotidienne et du travail sont toujours croissantes et nécessitent une grande capacité d’adaptation.

 

Tiré de : Tupula, Agathe, Construire des enfants forts pour vaincre l’analphabétisme, Huffington Post, 30 août 2015.